vendredi 30 octobre 2009

Kabir, la lampe est en vous

CVII
A quoi bon étudier, à quoi bon réfléchir,
A quoi bon écouter chanter les Ecritures ?
A quoi bon lire et écouter ?

Si l'on n'a pas fait l'Expérience de l'Absolu ?
Si tu n'invoques pas le Nom de Dieu, ô stupide,
A quoi bon te perdre en réflexions ?

Dans l'obscurité, il faut une lampe,
Afin d'apercevoir la Chose unique, invisible,
Cette Chose invisible, je l'ai trouvée,
Car la lampe est cachée en mon corps même !
Dit Kabir, désormais, je Le connais,
Et Le connaissant, j'ai trouvé la paix,
Mais les gens ne croient pas à mon bonheur,
Et s'ils n'y croient pas, qu'y faire ?
(S. K. sorathi 7.)
Au cabaret de l'amour, édition Gallimard, connaissance de l'orient, traduits par R. Tagore

L'obscurité, c'est l'ignorance dans laquel le croyant se perd tant qu'il n'a pas découvert la connaissance absolue. Pour atteindre cette connaissance, il faut trouver "la lampe" dans notre corps; cette lampe est la Kundalini, qui est une énergie douce brillant en nous, enfermée dans l'os du sacrum. C'est cette énergie, qui, en montant à travers la moële épinière jusqu'à notre cerveau, illumine nos centres énergétiques qui sont les plexus nerveux situés le long de la colonne vertébrale.
publié par soufis et sahaja yoga

mercredi 28 octobre 2009

Le yoga de Patanjali


Le mot « yoga » dérive de la racine sanskrite « yuj » qui signifie "joindre, unir". L’origine de la pratique du Yoga se perd dans la nuit des temps. Les premières traces écrites se trouvent dans la littérature védique (Rig Véda X, 136 ; Aryanaka). Les sceaux de la civilisation de l’Indus (3300 – 1700 av. J. C.) représentent sans doute un yogi en position de méditation.


La transmission du yoga se faisait de maître à disciple. Le premier exposé fixant par écrit cette très ancienne tradition orale, est celui de Patanjali : le "yoga sutra", ou "yoga darshana". C'est un recueil de 195 aphorismes sur la Réalisation spirituelle. Il est divisé en quatre parties :


Première partie de 51 aphorismes :
Elle définit le yoga, et décrit l’activité mentale, car le but du yoga est la cessation de toute pensée, afin de ressentir la nature infinie de la conscience illuminée et intemporelle. Le second aphorisme est en cela une introduction de la suite : "le yoga est la suppression des pensées et émotions fluctuantes ».
Elle décrit aussi les différents niveaux de conscience qui élèvent jusqu’au "samadhi", l'état de conscience transcendant où il n'y a plus qu'une seule réalité, et les qualités nécessaires pour y parvenir.
Deuxième partie de 55 aphorismes :
Elle explique en détails ce qu'il convient de faire pour accéder à la réalisation spirituelle décrite dans la première partie. Les causes de la souffrance y sont étudiées et mises en parallèle avec le processus d'action-réaction qui fait que la plupart des humains ont l’impression de ne jamais progresser. La fin de l'errance est possible grâce aux 8 branches du yoga :
- Yama, les devoirs moraux élémentaires envers les autres comme envers soi-même (attitudes justes).
- Niyama, se discipliner et se mesurer dans la pratique quotidienne.
- Asana, être fermement et tranquillement établi.
Patanjali ne donne presque pas de détails. C'est souvent la seule partie connue par les pratiquants du hatha yoga, dont les postures ont été établies bien plus tard par différents "maitres" successifs.
- Pranayama, ne plus respirer inconsciemment. Patanjali définit la respiration yogique comme étant longue et fluide.
- Pratyahara, le bien-être non dépendant du conditionnement des sens.
- Dharana, est l'écoute subtile des sensations, de la respiration, des pensées qui passent, ou ne passent pas, l'activité du mental, des émotions, de la posture, ou du souffle.
- Dhyana, c'est la méditation profonde associée à la conscience du soi.
- Samadhi, c'est l'aptitude à devenir un avec l'Absolu.
Troisième partie de 55 aphorismes :
Elle décrit les "pouvoirs" surnaturels de l'Esprit, que l’on expérimente à partir des trois dernières branches du yoga, à savoir, Dharana, Dhyana, Samadhi. C'est une transformation de l'Esprit. Le méditant devient UN avec l'objet de sa contemplation et ainsi, peut tout connaître et commander la nature.
Quatrième partie de 34 aphorismes :
C’est celle de la libération. Il y a une description du cycle des désirs, du passé et futur, du phénomène de la perception, du mental par rapport à l'Esprit, ainsi qu’une vision intuitive de l'évolution qui place l'établissement dans l'état de liberté absolue comme le couronnement de toute l'évolution.

On voit que le hatha yoga d’aujourd’hui ne constitue qu’un petit aspect de ce qu’a décrit Patanjali dans la deuxième partie de son traité, et varie selon l'évolution personnelle des enseignants.
Article proposé par Louis-Marie
D'après "Patanjali et les yogas sutras" de Jean Bouchart d'Orval, ed Relié Poche
ISBN 2-914-916-63-9
Publié par dictionnaire sahaja yoga

mardi 27 octobre 2009

Enjoying the Disadvantage

First time I went to America I also went by ship. Now the ship has one problem: that it cannot
Publier le message
have any problem, because there are no solutions. It is so limited. Whatever is not on the ship is not there. Now, supposing you want to have a pair of scissors, it's not on the ship, so you cannot find it. So there's no problem. (laughter) Because you have possibilities and you have choices that’s why there is a problem. So, on the ship you start understanding, whatever we have we are happy.

In the same way a Sahaja Yogi should be: whatever we have we are very happy. So there’s no problem. Supposing you are lost on the way somewhere then you have to say, “I have to be here. That was God's desire, so I'm here. So I'm not lost. Whatever is myself is with me, how can I be lost?”

There are all such things, if you see, because many people write to Me about their problems. And the problems are such that actually there are no problems. Once you start thinking like that you’ll be amazed how the problems get solved.

Now Italy had no rain for all these days. And that people wanted that there should be some rain before I come, because it should clean out the whole thing. So they must have said, “There is no problem.” So it rained. Then the other day it was quite cold. Now they wanted to have, say, a music program. So it was very cold, so we decided we'll not have it. So there is no problem. (laughter)

We slept nicely and got up nicely in the morning because we had to get up nicely in the morning. Otherwise in the night you would have been singing till three o'clock. (laughter) So, it’s better that it was not so all right. And now today it's very warm and nice.

So in Sahaja Yoga you must always think if there is a disadvantage it’s an advantage for us. You should see to the essence of the disadvantage and you will overcome it with an advantage. You will see human beings have done this many a times. Like in Holland, you know the sea is much higher than the land. So what did they do? They created canals. So automatically they got very good roads. They don’t have to worry about keeping the road all right.

So in every way if we can learn, how to enjoy the disadvantage, the so-called problem, then you'll see that the solving of that is the solution in a way that there is no problem. It should not be taken as a challenge, but like a big wave comes onto a swimmer how he enjoys it, you see, to jump over it. That's why we are not joy-killers and we are not also spoiled-sports - spoiled-sports - spoiling the sport.

So you should not say, "I don’t like it, I don’t enjoy it", but you should say, "Why not?" Because if you decide not to like it, you will spoil the joy. But if you keep yourself open all the time and think, "Oh, I’m going to enjoy it”, then you start enjoying. For example, cappuccino was difficult for me in the beginning. (Laughter) But now I enjoy. (Laughter & applause)

Thank you!

H.H.Shri Mataji Nirmala Devi, Informal Talk on board a ship, Italy, 1989-0505

Le hatha yoga selon sahaja yoga


Question:
« Quels sont les rapports entre sahaja yoga et hatha yoga… ? »
Réponse:
« Oh! Je vais vous parler de ce sujet, merci, c'est une très bonne question concernant le Hatha Yoga…Maintenant, le hatha yoga moderne est une chose que Je ne comprends tout simplement pas. Patanjali Shastra est celui qui a écrit ‘tha ha’, ‘ha’ signifiant ‘est’ et 'tha', ‘la chose’. Il y a ces deux Nadis que l’on doit vous avoir décrits (le canal gauche et le canal droit) et il existe des ‘ashtangas’ ce qui signifie qu'il y a huit aspects au hatha yoga selon Pananjali qui en fut le créateur. L’aspect le plus important …c’est Ishwara Prahnidhana, signifiant l’établissement de Dieu en soi.
Or, en faisant ces acrobaties, nous n'avons pas idée de ce que nous allons en dire. Rires.
Nous oublions Dieu…car les gens ne veulent pas être des Yogis. C'est un style différent (de l’ancien hatha yoga). D’abord, on devait obtenir sa Réalisation, Ishwhara Prahnidhana. Parmi les huit aspects du hatha yoga, il y a Yama Niyama, concernant les exercices physiques, qui dépendent de l'endroit où se trouve la Kundalini…

Supposons que la Kundalini s’arrête à un certain endroit, au niveau d’un centre (énergétique ou chakra) en raison d'un problème physique, nous faisons quelques asanas (postures) qui sont nécessaires, ou certains exercices pour (débloquer l’énergie).
Mais c'est très différent du Hatha Yoga moderne. Par exemple, ..c’est comme si Je devais me rendre de Londres à Birmingham sans démarrer ma voiture : Je tourne à gauche et à droite sur place, en pensant que Je suis arrivée à Birmingham, parce que (Je regarde) la carte. Je voudrais faire une autre analogie encore pire : c'est comme absorber tous les médicaments en même temps sans même savoir de quoi on est malade. C’est totalement arbitraire. Aucun de ces enseignants n’a la Réalisation, comment peuvent-ils comprendre l'importance du hatha yoga ?

Je ne comprends pas (cette situation) : en Inde, le gourou est une personne qui est une âme Réalisée. Il pourrait être musulman, hindouiste, il pourrait être n'importe qui, mais il doit d’abord être une âme Réalisée… Le concept du hatha yoga est aujourd’hui si superficiel. »
Shri Mataji Nirmal Devi, programme public, Birmingham, Angleterre, 09/07/ 1982
Publié par dictionnaire sahaja yoga

mercredi 21 octobre 2009

La Kundalini, science secrète avant Sahaja Yoga



Question : ..Il n’y a pas la plus petite référence au sujet de la Kundalini, dans les guides qui font autorité sur le Yoga. Je veux dire, que les Sutras du Yoga de Patanjali ou la Gita, n’en parlent pas. Pourquoi ?

Shri Mataji: Oui, c’est surprenant ; les gens vous diront que dans les Sutras du Yoga de Patanjali, rien n’est écrit sur la Kundalini ni dans la Gita. Mais c’est un fait, parce que voyez-vous, c’était une science tenue secrète. Cette science resta secrète jusqu’au VI siècle… Au VI siècle pour la première fois, Adi Shankaracharya parla ouvertement de ce sujet. C’était une science secrète avec de grand Gourous comme Janaka qui ne donna la réalisation qu’à Nachiketa, ou pareillement, Shri Krishna qui n’en parla pas , car voyez-vous, quand Markandeya s’exprima à ce sujet, les gens ne comprirent pas de quoi il parlait. Ils ne le prirent jamais pour un homme raisonnable.
Puis plus tard, les gens se divisèrent en deux catégories : les uns sur la « droite », les autres sur la « gauche ». Certains commencèrent à vénérer Dieu, empruntant le chemin de la dévotion, la "bhakti" (exprimant le côté gauche). Les autres commencèrent à pratiquer des “yagya havanadi” (exprimant le côté droit)…. La voie centrale de l’évolution était tenue secrète, même à l’époque de Shri Krishna, il n’en fut pas mention, aucun mot à ce sujet ne fut prononcé. Car c’est un événement interne... La Kundalini ne fut pas décrite, mais Shri Krishna y fit allusion, suggéra que vous deviez avoir votre Yoga (votre Union avec Dieu). Mais il n’indiqua pas la façon de le faire, car les temps n’étaient pas mûrs. Ce fut Lui qui planta la graine. C’est pourquoi on l’appelle “Krishna”. " Krishna” vient de “krishi,” « agriculture » celui qui fait de l’agriculture, krishi. Donc, la graine a été placée, le bourgeon devait éclore, c’est aujourd’hui que les choses devaient être annoncées….
La Gita vous annonce seulement que cela arrivera. Mais Dyaneshwar, qui naquit après le VI siècle, a écrit clairement au sujet de la Kundalini (dans ses commentaires de la Gita appelés) Dyaneshwari. Il n’est rien écrit dans la Gita, mais Dnyneshwar a écrit « voici la façon dont on l’obtient. ». ..Il a traduit la Gita dans une langue accessible, et il aussi introduit la connaissance de la Kundalini…
Donc, Shankaracharya en parla dès le VI siècle, puis Dyaneshwar, ensuite Nanak et Kabir. Toutes ces personnes en ont parlé, et pas seulement elles, le Prophète Mohammed en a parlé d’une certaine façon, il a annoncé … le temps de la Résurrection.

Shri Mataji Nirmal Devi, programme publique, New Dehli 01/02/1983
Publié par dictionnaire sahaja yoga

Lakshmi est née de la mer


«…Maria, vient du mot « Maree ». « Maree » vient lui-même du mot « Marie ». Ainsi Mahalakshmi est appelée Marie parce qu'elle est née de la mer et c'est pour cela que son nom est Marie… certaines personnes l'appellent Mariana, d’autres Miriam. Tous ces mots indiquent qu'elle était née dans l'océan…

Maintenant Marie est Mahalakshmi et Ganesha est son enfant. Voyez comment cela fonctionne au niveau symbolique : c'est seulement pendant le Diwali que Lakshmi et Ganesha sont vénérés (ensemble)…

En tant que symbole de Ganesha, le Christ (s’incarne), il symbolise Ganesha. C’est pourquoi les deux sont vénérés au Diwali. En fait, c’est le véritable Noël. C’était d’ailleurs le cas auparavant, c'est à ce moment que l’enfant Jésus est né, et pas le 25 Décembre, non c'est un malentendu.
Peu importe, gardez cette fête (du 25 décembre), ce n’est pas important quand il est né, car il y avait alors un très grand festival… nommé Valanan. Je ne connais pas le nom qu’on lui attribue de nos jours, mais à l’époque, ce festival s’appelait comme cela…D’une certaine façon, je ne sais pas comment, on a déplacé cette fête ; vous découvriez quelque part que la fête de Noël a été déplacée.

Symboliquement …Mahalakshmi et Ganesha sont nés (à la même période), et c'est pourquoi ils sont vénérés. Maintenant, vous demandez à n'importe qui, pourquoi Ganesha et Mahalakshmi sont vénérés, après tout, lors de la fête du Diwali, alors que c'était la nuit la plus sombre ?
Justement, parce que c'était la nuit la plus sombre. Cette nuit-là, une étoile apparut, et parce que c'était une nuit tellement sombre, cette étoile a été très visible pour chacun. C’était une nuit froide, très froide et très sombre.
Donc le symbole du Diwali est très important pour les Sahaja Yogis. D’abord, vous devez savoir que c’est un festival de quatre jours, et l’on célèbre un jour supplémentaire au Maharastra. »
Shri Mataji Nirmala Devi, Diwali Puja, Hamstead, Londres, 9/11/1980
publié par dictionnaire sahaja yoga